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Gorges qui gratte, nez sec, toux persistante… Et si l’air de l’hiver était en cause ?
Publié le : lundi 2 février 2026
Temps de lecture : 5
Gorge qui gratte, nez sec, toux persistante… Et si l’air de l’hiver était en cause ?
Chaque hiver, de nombreuses personnes constatent les mêmes désagréments : nez irrité, gorge sèche, toux nocturne, sensation de nez bouché sans véritable rhume, fatigue inhabituelle…
Ces symptômes, souvent banalisés, sont pourtant étroitement liés à un facteur environnemental majeur : l’air sec hivernal.
Peu visible, rarement identifié comme responsable direct, l’air sec joue pourtant un rôle central dans l’irritation des voies respiratoires et dans la fragilisation de nos défenses naturelles.
Pourquoi l’air est-il plus sec en hiver ?
En période hivernale, plusieurs phénomènes se combinent :
L’utilisation du chauffage (radiateurs, convecteurs, poêles) assèche fortement l’air intérieur
L’air extérieur froid contient naturellement moins d’humidité
Les logements sont moins aérés, afin de conserver la chaleur
Résultat : l’air intérieur peut rapidement atteindre un taux d’humidité inférieur à 30 %, alors que le taux recommandé pour la santé se situe entre 40 et 60 %.
Le rôle essentiel des voies respiratoires :
Les voies respiratoires (nez, sinus, gorge, bronches) ne servent pas uniquement à respirer. Elles jouent un rôle de barrière protectrice :
Filtration des particules et des agents infectieux
Humidification et réchauffement de l’air inspiré
Défense immunitaire locale grâce aux muqueuses
Lorsque l’air est trop sec, ces muqueuses se dessèchent, deviennent plus fragiles et perdent une partie de leur efficacité protectrice.
Quels effets concrets sur la santé ?
L’air sec peut provoquer ou aggraver :
Sécheresse nasale
Saignements de nez
Nez bouché paradoxal
Gorge irritée, voix enrouée
Toux sèche, surtout la nuit
Sensibilité accrue aux infections ORL
Aggravation des allergies et de l’asthme
Chez certaines personnes, ces symptômes peuvent persister tout l’hiver et altérer significativement la qualité de vie et le sommeil.
Certaines populations sont particulièrement sensibles à l’air sec :
Les nourrissons, dont les muqueuses sont immatures
Les personnes âgées, souvent moins bien hydratées
Les personnes allergiques ou asthmatiques
Les patients atteints de pathologies respiratoires chroniques
Chez ces publics, la prévention est essentielle pour éviter les complications.
Mythe ou réalité ?
« Si j’ai le nez qui coule, l’air ne peut pas être trop sec »
Faux. Le dessèchement des muqueuses peut paradoxalement entraîner une production excessive de sécrétions en réaction.
« Seul l’air extérieur est responsable »
Faux. L’air intérieur chauffé est souvent plus sec que l’air extérieur hivernal.
« Boire suffit à protéger les muqueuses »
Partiellement vrai. L’hydratation est indispensable, mais elle doit être associée à des mesures locales.
Comment protéger ses voies respiratoires en hiver ?
Aérer quotidiennement
10 minutes par jour minimum
Même en hiver
Permet de renouveler l’air et de limiter les polluants intérieurs
Maintenir une humidité adaptée
Objectif : 40 à 60 %
Éviter une surchauffe des pièces
Ne pas placer les sources de chaleur trop près des voies respiratoires
Prendre soin de son nez pour :
Hydrater les muqueuses
Éliminer allergènes, poussières et microbes
Restaurer la fonction protectrice du nez
Elle est recommandée chez l’adulte comme chez l’enfant, en prévention comme en accompagnement des épisodes ORL.
Boire régulièrement
Même sans sensation de soif
Eau, tisanes, bouillons
Une bonne hydratation aide les muqueuses à rester fonctionnelles
Surveiller l’environnement nocturne
Chambre légèrement chauffée
Air non surchauffé
Position adaptée en cas de nez bouché ou de toux
En résumé, l’air sec hivernal est un facteur souvent sous-estimé, mais bien réel, d’irritation des voies respiratoires.
En adoptant des gestes simples et réguliers, il est possible de préserver ses muqueuses, de renforcer ses défenses naturelles et de passer l’hiver plus confortablement.
En cas de gêne persistante, n’hésitez pas à demander conseil à votre #pharmacien.